Alors que la saison du championnat du monde de Formule 1 se déroule sans accroc, la seule agitation dans le paddock se résume à l’éviction du manager général de Red Bull F1, Christian Horner, par la direction de l’écurie autrichienne. Il n’y a rien de bien croustillant, bien que…
La saison à venir se profile à grands pas avec un nouveau règlement qui est censé bousculer les hiérarchies. Bernie Ecclestone n’est plus à la tête du grand barnum qu’est la Formule 1, pourtant, il y a toujours de quoi rire avec les grandes manœuvres du petit monde de la F1. Après bien des réunions entre les divers protagonistes des écuries, la FIA a accouché d’un tout nouveau règlement pour les saisons à venir. Je ne vais pas ici énumérer et me prononcer sur les différentes nouveautés ou restrictions validées par l’ensemble des instances qui composent le grand cirque de la F1.
En fait, il n’y a qu’un aspect qui interpelle ceux qui ont une connaissance de la discipline reine du sport automobile. À quoi ressemblent les F1 ?
C’est sans surprise que j’ai découvert le nouveau dessin général auquel les constructeurs vont se conformer à l’avenir. Les monoplaces ne vont pas évoluer d’un pouce sur le plan esthétique. Des années et des décennies que les Formule 1 sont laides. Des nez biscornus, des ailerons avant et arrière hideux, des pontons taillés au burin, des capots moteurs toujours en forme de cheminées pour aider au refroidissement du moteur et mettre en valeur les sponsors quand on les distingue.
Des garde-robes qui ne ressemblent à rien, avec un concentré de couleurs étranges hormis le rouge de Ferrari et le vert d’Aston Martin, qui n’ont rien de bien séduisant. Enfin, l’ignoble halo au nom de la sécurité qui contribue lui aussi à cette laideur générale que projettent les F1 dans leur ensemble.
Pour la sécurité en F1, il faut toujours se souvenir de ce que le grand Stirling Moss pensait de la question.
Certes, les ingénieurs doivent composer avec des règlements pensés aux millimètres. Difficile de donner des formes qui sortent des schémas établis par la gouvernance de la FIA, malgré le laisser-faire sur les pontons, il y a quelques années.
D’ici à quelque temps, les ingénieurs des différents teams vont découvrir un tas de problèmes avec leur nouvelle création et comment les résoudre. Ceci étant, quand une équipe de techniciens cherche à gagner cinq dixièmes grâce à l’aérodynamisme et à une meilleure répartition du poids sur leur monoplace, moi, je recommande de changer le pilote !
