11 mars 2026

Trump, Elknann, Infantino : Cohérence United

Stupeur dans les médias français. En parallèle au déroulement de la Coupe du monde des clubs, le président des États-Unis Donald Trump a accueilli des membres de la délégation du club italien de la Juventus de Turin, accompagnés du président de la FIFA, Gianni Infantino.

Alors qu’il échange quelques mots, Trump interpelle les joueurs : « Est-ce qu’une femme pourrait jouer dans votre équipe, les gars ? » « Dites-moi. » Les joueurs ne savent trop que répondre. Trump se retourne alors vers Damien Comolli, le dirigeant français du club turinois, qui lui répond : « Nous avons une très bonne équipe féminine. » C’est loin d’être la réponse attendue par Trump qui en a donc rajouté une couche. « Je n’en doute pas, mais elles devraient uniquement jouer avec des femmes.   Pas vrai ? « Vous voyez, ils sont très diplomates. »

C’est tout ce que les médias de l’Hexagone ont retenu de cette visite du club italien à la Maison Blanche. Cette même presse, dans son ensemble, confortée par une masse d’abrutis sur les réseaux sociaux et les forums, a trouvé cette visite déplacée.

Déplacé ? Vraiment ? Quand je regarde cette photo, je la trouve cohérente. Si Trump est un jacksonien et un fordiste, il n’en demeure pas moins un homme de son temps qui doit faire face aux rapports de force auxquels il est confronté. 

Assis derrière son bureau, Trump est entouré du président de la FIFA, Gianni Infantino. La FIFA est une organisation de choix dans le curseur mondialiste. John Elkann, homme d’affaires et président du groupe Exor, la holding d’investissement de la famille Agnelli, est un pur produit de l’hyperclasse cosmopolite.

Sur les six joueurs présents de la Juventus, Weston McKennie, Timothy Weah, Dušan Vlahović, Manuel Locatelli, Federico Gatti et Teun Koopmeiners, seuls Locatelli et Gatti sont Italiens. Des joueurs standardisés « pantalon à une jambe », résultat d’un libre échangisme dérégulé. Les deux joueurs US sont le parfait exemple. Enfin, Damien Comolli, le nouveau directeur du club transalpin, est français et possède une belle carte de visite dans le monde du football professionnel. De son côté, l’actuel premier ministre italien, Giorgia Meloni en l’occurrence, s’en cogne comme le reste de la totalité de la classe politique du pays. Or, la photo parle d’elle-même.

Trump est surveillé comme le lait sur le feu par Wall Street, et ce n’est pas son aventure dans la cryptomonnaie qui va calmer les sectes fanatiques de la loi du dividende. Cette photo symbolise une prise de guerre du grand capital US. Les marques automobiles Fiat et Ferrari et le club de football de la Juventus de Turin n’ont plus rien d’italien par le capital, leurs dirigeants et leurs employés en herbe. L’ensemble renvoie désormais au monde l’image d’une entité économique et sociale mondialisée entièrement.

Même au temps de l’Avocato Agnelli, on imagine mal les frères Agnelli accompagnés du Commendatore Ferrari, de Boniperti, de Trapattoni et des joueurs de la Juventus, Zoff, Bettega, Rossi, Tardelli, Cabrini, et du patron de l’UEFA Artemio Franchi, posant gentiment derrière le bureau de Jimmy Carter ou Ronald Reagan, même si la maison FIAT est depuis 1945 plus ou moins sous tutelle du Département d’État des États-Unis.

L’histoire retiendra « temporairement » la seule chose qui est sortie de cette visite hautement idéologique, une histoire de sexe OGM.