Le football actuel est une véritable entreprise de dépossession. À l’heure où certains se livrent à vouloir tout déconstruire, une action assez ancienne, le football professionnel, n’y a pas échappé.
Je ne suis pas un nostalgique et encore moins un adepte du fameux « c’était mieux avant », je préfère le terme de normalité. Parmi les choses auxquelles se sont attaqués les gestionnaires du football européen, je considère que le fait d’avoir fait disparaitre les saisons demeure à ce jour la meilleure de toutes leurs réussites maléfiques.
De façon ordinaire, une saison footballistique démarre en été au mois d’aout, puis s’étale sur presque une année. L’automne, l’hiver et le printemps. De nos jours, c’est fini. Avec l’investissement consenti dans l’entretien des pelouses et la réalisation de stades modernes, on ne fait plus aucune distinction entre les saisons.
Il y a une époque où les joueurs professionnels ne se posaient aucune question sur la qualité des terrains et des conditions climatiques, excepté en France.
À l’orée des années quatre-vingt-dix, l’irruption de Sky dans le domaine des droits télé dans le football anglais condamne la First Division pour introniser la Premier League, signant ainsi la fin du football naturel.
Cette vidéo est issue de l’émission télévisée The Big Match, présentée par le journaliste Brian Moore. En vedette, en ce jour de janvier 1971, Tottenham face à Derby County et Manchester United face à Arsenal. Un temps où le football conjuguait les quatre saisons.
