C’est dans la chaleur moite d’un dimanche après-midi de 1976 qu’Adriano Panatta atteint le sommet de sa carrière de tennisman en rapportant brillamment le tournoi de Roland-Garros. Le joueur italien avait au préalable remporté quelque tournoi d’importance ou s’était incliné en finale face à de coriaces adversaires, mais avec cette victoire dans un grand chelem, il inscrit enfin son nom en haut de l’affiche.
Quand on analyse le style d’Adriano Panatta, le mot classe revient invariablement. Un touché de balle exceptionnel, un service de qualité, un grand coup droit, une approche au filet parfaite et une volée en coup droit et en revers limpide. Élégant, esthétique, le Romain reste encore à ce jour une référence en matière de tennis.
Issu d’un milieu modeste, Panatta s’inscrit dans un club de tennis de la capitale que fréquente son père. Adolescent, le jeune Panatta affiche des qualités qui vont peu à peu le mener vers le circuit ATP.
Excellent en simple, il multiplie aussi les rencontres en double. Le Romain remporte des titres en simple et en double. Lors de sa victoire au tournoi de Roland-Garros, il dispose de Borg en quart de finale. L’Italien est intouchable, redoutable sur le plan tactique au point d’écœurer le Suédois pour la deuxième fois dans le tournoi parisien. Lors de cette saison clé dans la carrière du Romain, il offre pour la première fois de son histoire la coupe Davis à son pays.
Quand on consulte son palmarès, on est étonné par l’absence de résultats marquants sur les surfaces en gazon. Avec son jeu typé, Panatta était fait pour briller de mille feux sur les gazons australien et anglais. Ce manque de résultat sur une surface adaptée à son jeu s’explique par le fait que Panatta a grandi et évolué jusqu’à l’âge adulte sur terre battue. C’est en intégrant le circuit ATP qu’il découvre des surfaces de jeu différentes . Enfin, durant sa carrière, le prince du tennis italien fut confronté à de trop nombreuses reprises à des spécialistes du service-volée et l’Open d’Australie et Wimbledon constituaient un rendez-vous incontournable pour ces joueurs.
En résumé, Panatta n’est pas resté durablement au plus haut niveau du fait d’une condition physique limitée. Son talons d’Achille. Peu soucieux d’améliorer son corps, il s’est contenté de vivre sur son talent exceptionnel.
