25 janvier 2026

Tartuferie

C’est une nouvelle marotte des médias. Vinicius, dernier avatar du football mondial, a pris une dimension médiatique sur les deux dernières saisons au point de devenir une source de questionnement.

Acheté par le club du Madrid et son président comme bien d’autres avant, en s’imaginant dans une rue d’Amsterdam ou de Hambourg, le jeune brésilien mis en post-formation quelques saisons a pris du muscle et s’est acclimaté tactiquement au football local pour être opérationnel en Liga et en Champions League. Après avoir laissé la plèbe et les médias institutionnels s’exprimer, il est temps de brosser bien plus qu’un portrait du joueur. Je parle d’une situation…

Le joueur énerve, il est à bien des égards détestable pour beaucoup d’amateurs de football. Cette polémique sur son comportement est apparue conjointement avec les attaques à caractère raciste dont il a été victime venant de spectateurs. Étrange, car au Brésil et malgré son jeune âge, il s’était déjà fait remarquer et pointé du doigt par son style axé sur la provocation.

C’est un fait, l’ensemble de son jeu est orienté vers l’affrontement direct. L’attaquant du Madrid ne s’efforce pas d’être constructif, il recherche délibérément la friction synonyme de coup de pied arrêté ou la possibilité d’humilier l’adversaire par un dribble du fait de sa condition athlétique liée à son explosivité. Grégaire, il ne se gêne pas d’agresser des adversaires quand l’arbitre a le dos tourné. Personnellement, ce type de joueur, par son comportement, ne me dérange pas à condition d’être arbitré. Or, il y a un problème récurrent avec la vedette brésilienne du Madrid. Il n’est pas arbitré ! Couvert  par les instances fédérales et la presse depuis des années, il a pu en toute impunité  déployer sa veulerie.  

Il est impossible de quantifier le nombre de points ramenés par l’attaquant brésilien dans l’escarcelle du club madrilène. Coup-franc et penalty inexistants, buts entachés de fautes, pas de cartons jaune et rouge suite à des fautes intentionnelles et à l’intimidation envers des joueurs adverses. Cette immunité a fini par déclencher assez tardivement l’exaspération des spectateurs en Liga et de certains dirigeants de clubs.

Joueur de club

Si on ausculte son jeu, on constate que son répertoire est limité. C’est un indice dans le jeu de la vedette brésilienne. Tout s’explique par son parcours enfant et adolescent dans le football carioca. Vinicius n’est pas un joueur qui s’est familiarisé et construit avec la balle sur les terrains vagues, la rue, les petits espaces et la plage. C’est un joueur de club, passé par les classes qui composent la formation du club de Flamengo. Dans ses institutions sportives, ils appellent ça, un Projeto !

Le football de rue est autonome dans sa production. Personne n’intervient, pas d’arbitrage, tous les participants acquièrent une autodiscipline et les coups défendus sont exclus. C’est dans les clubs que le vice et les coups tordus sont enseignés. Vinicius est un joueur de club. On détecte cette trace dans ses intentions, balle au pied. Il n’est jamais surprenant et arrive à prendre le dessus sur ses adversaires du fait de son explosivité.

Militant

En réaction aux insultes dont il a été l’objet provenant de spectateurs au profil douteux, le brésilien se fait fait le chantre de l’antiracisme et non d’une personne qui lutte contre les discriminations. Il y a pourtant de quoi faire sur se sujet.

L’antiracisme est un mot codé, qui se traduit par contester le fait autochtone, où qu’il soit. C’est une rhétorique sortie des universités US aux accents messianiques associés à l’idée de terre promise. Il ne fait aucun doute, vu la dialectique employée par la vedette du Madrid, que le joueur a été en partie briffé sur cette question, car Vinicius est brésilien, il connait le problème. Il est lui-même le résultat d’une colonisation, celle du Brésil, avec les conséquences que nous connaissons pour les populations autochtones, et peu importe si ses ancêtres sont censés être arrivés au Brésil en tant qu’esclaves.

La victimisation du Brésilien permet de diluer dans les cerveaux sevrés de mondialisme la vision d’un Madrid progressiste. Par progressisme, il faut comprendre l’exclusion totale des joueurs espagnols du club. Le processus à même commencé dans les équipes de jeunes du club de la capitale.

Talent réel

En son temps, Ronaldinho, brésilien et noir lui aussi, s’était manifesté d’une tout autre façon sur les terrains de Liga. Bien des publics hostiles à la vue des joueurs blaugrana ont laissé plus d’une fois leur supportérisme de côté pour se lever et saluer l’artiste auriverde !  

Dans cette société de l’indistinction, il ne faut pas en vouloir à un certain public d’être encore capable de faire la différence entre un acteur du jeu fabriqué et un artiste !

En attendant, la vedette brésilienne franchit les obstacles. Le nouveau venu, Jean-Bedel, ex-potentat du Paris Saint-Germain, une sorte de double par son expression footballistique, peine à s’intégrer au Madrid et concentre l’ensemble des médias sur sa personne. Peu importe, Vinicius sera désigné en fin d’année Ballon d’Or pour ses supposées performances et au nom de l’antiracisme. Ce sale pays de racistes en tout genre et de médiocres attardés en rien progressistes qu’est l’Espagne doit être éduqué.

J’ai un tout autre avis sur cette situation. Au vu de ce qui se passe dans certaines contrées du continent américain, du nord au sud en Europe et au Moyen-Orient, il serait temps pour le gouvernement espagnol de missionner quelques conquistadors afin de civiliser à nouveau certains lieux !

Mettez-moi ce joueur et son président en face avec micro et caméra. En quinze minutes, par l’échange, je règle la question !