25 janvier 2026

Le Real Madrid et la question de l’image

Il y a une obsession qui travaille les gouvernances des plus grands clubs de football dans le monde. L’image ! C’est une pathologie ancienne, mais qui a pris une dimension inquiétante avec la surmédiatisation du football professionnel.

Avec cette énième sale histoire de Coupe du Roi qui alourdit une saison plus que compliquée, le club du Real Madrid s’est lourdement abimé sur le plan moral vis-à-vis de la planète football au point où personne, excepté les fans du FC Barcelone, n’a retenu la victoire du club catalan dans cette édition de la Coupe du Roi. La rencontre ayant opposé les deux formations en championnat n’a fait que confirmer le problème.

Arbitrage

Le Madrid et l’arbitrage sur la scène européenne est une vieille histoire. Toutefois, le club blanc n’a fait que défendre ses intérêts face à des adversaires qui usaient des mêmes méthodes, à l’Ouest comme à l’Est. En Espagne c’est une autre histoire. Le Real Madrid a toujours été impliqué dans le fait d’obtenir les faveurs de l’arbitrage, tout comme le FC Barcelone et l’Athletic Bilbao, alors que leurs adversaires, par manque de moyens et d’influence, furent contraints d’adopter une position sur la défensive.

Avec le football moderne et la médiatisation des compétitions, le Madrid n’a pas varié d’un iota dans sa politique du tout arbitrage. L’Europe et leurs adversaires en Liga en savent quelque chose.

 Image

Il y a quelques années, l’oligarchie financière US a mandaté le club du Madrid comme tête de gondole du projet de Superligue qui vise à terme à instaurer une ligue mondiale des clubs et à se substituer à la Coupe du monde des nations. Ce qui explique le pourquoi d’un tel avantage en Ligue des champions sur le plan arbitral. Simple rappel, l’UEFA n’est pas opposée au principe de superligue, puisque

En renvoyant une image plus que désastreuse à travers le monde, le club du Madrid a bousillé l’image qu’il s’était construite depuis des années avec la bienveillance des instances européennes de football et de certains médias, en France particulièrement.

La façon dont la presse hexagonale a couvert la saison du club madrilène interroge. Ce besoin de protéger envers et contre le projet, quitte à se ruer et à incriminer, entre autres, les joueurs brésiliens d’être de mauvais coéquipiers, nous informe du rôle joué par cette presse militante. Bien que, pour Jean Bedel, j’aie du mal à comprendre cette nécessité de faire de ce joueur de qualité moyenne la référence absolue dans le monde du football actuel. Je ne vois que l’ingénierie sociale pour expliquer cet état de fait.

Parti, le Paris Saint-Germain vient de faire sa meilleure saison depuis que les Qataris sont à la tête du club parisien. À Madrid, l’équipe a été contrainte et forcée de jouer pour amener le nouvel arrivé au titre de meilleur buteur. Derrière, l’équipe a plongé. Ce Madrid composite fait de bric et de broc s’est effondré dès le début de saison. Sa deuxième place au classement de la Liga est due, comme le reste, au parcours en Coupe du Roi et en Ligue des champions aux largesses répétées d’un arbitrage plus que complaisant.

La révolution colorée à l’image du maillot extérieur du Madrid s’est terminée dans les choux. Troquer l’apparente représentativité de l’Espagne pour le ghetto US, il y a de quoi rire. Reste la fameuse Coupe du monde des clubs qui n’intéresse personne et qui devrait récompenser le club madrilène vu les clubs sélectionnés. 

Récemment, des socios du Madrid ont manifesté leur mécontentement. Le refus par la direction du club d’aligner des joueurs espagnols commence à se voir. Cela se traduit aussi par l’absence de joueurs du club en sélection, alors que le grand ennemi, le FC Barcelone, n’a pas encore renoncé à aligner des joueurs ibériques dans son onze de départ. À croire que ses socios n’ont toujours rien compris…