25 janvier 2026

L’affaiblissement du jeu profite aux clubs anglais

Quand on parle d’un football en crise, on a tendance à s’épancher sur ce qui se passe à la rubrique économie, ou bien à écouter les états d’âme des joueurs, entraineurs et supporters. En filigrane, on ne parle presque jamais du jeu. Or, c’est un fait, le niveau de jeu s’est effondré sur les deux dernières décennies.

Avec les deux victoires en Europa League et en Conference League des clubs anglais de Tottenham et Chelsea, une conclusion s’impose : les clubs anglais, bien que médiocres par le niveau de jeu qu’ils affichent, sont à la pointe du football européen.

C’est un phénomène naturel. Le niveau de jeu ne cesse de baisser, à l’image du football espagnol de club qui ne cesse de dégringoler. Cette baisse affecte tous les championnats et à ce jeu, les clubs anglais s’en tirent un peu mieux que leurs concurrents européens.

Avec sa force économique, le football anglais pompe le peu de joueurs de qualité qui reste encore disponible sur le marché. Cette baisse du niveau de jeu va continuer.

En seulement deux décennies, avant-centre, ailiers et meneur de jeu ont disparu des terrains pour laisser la place à des joueurs standardisés qui se manifestent par toute forme d’absence de style. Médiocre techniquement, dénué d’instinct, du sens du jeu. Un football d’abrutis dirigé par une tripotée de bouffons qui hurlent sur onze pantins désarticulés et des présidents de club de plus en plus liés à une économie spéculative.

À ce jeu, seul le football anglais va tirer son épingle du jeu…